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Deux articles de Wikipédia ( l'encyclopédie libre ) .

Voici comment se traduit l'histoire de Guînes et de son comté. 

Guînes a été la capitale d'un comté

La ville de Guînes, autrefois capitale d'un comté qui n'a pas été sans renom dans l'histoire, est située sur la déclivité du plateau qui sépare le Boulonnais du Calaisis, au bord de la plaine marécageuse, aujourd'hui parfaitement assainie, qui s'étend jusqu'au rivage de la mer.

 

Les origines de la ville de Guînes se perdent dans la nuit du Moyen-âge. Après la retraite des Romains devant la poussée des grandes invasions barbares, le territoire de Guînes devint, selon la légende - car nous ne possédons aucun document précis sur cette époque - la propriété d'Aigneric, maire du palais de Théodebert II, roi des Burgondes.

 

Lorsque Sifrid le Danois et ses Normands vinrent s'emparer, en 928, de l'endroit où s'élève aujourd'hui cette charmante cité, ce n'était probablement qu'une bourgade sans défense. Il y fit élever une motte qu'il entoura de haies vives et qu'il ceignit d'un double fossé pour s'y mettre à l'abri de toute attaque. C'est là l'origine du château-fort de Guînes... Le comte de Flandre, Arnould le Vieux, renonce à la contre-attaque ; mais il « livre » au pirate normand sa fille Elstrude en mariage ; il investit Sifrid le Danois comte de Guînes mais vassal du comte de Flandre.

 

Sous les successeurs de Sifrid, Guînes et ses environs acquirent une importance considérable. Dès le commencement du XIe siècle, le comte Manassès fonda dans les faubourgs de sa capitale, une abbaye de femmes de l'ordre de Saint-Benoît. Ce monastère fut placé sous le patronage de saint Léonard.

 

À cette époque, la ville de Guînes renfermait à l'intérieur de ses murailles trois paroisses, dont les églises étaient consacrées à Saint-Bertin, Saint-Pierre et Saint-Médard. À l'extérieur, des remparts existaient également, outre l'abbaye de Saint-Léonard, l'église de Saint-Blaise du hameau de Melleke, et la léproserie de Saint-Quentin dans le hameau de Spelleke (au Tournepuits).

 

À la fin du XIe siècle, Baudoin II fit construire en pierre de taille, sur le vieux donjon de Sifrid, un palais de forme circulaire auquel il donna une très grande élévation. En outre, il fit clore la ville de Guînes d'un mur de pierre, avec des tours de défense à chaque porte.

Le Comté de Guînes

D'après le chainage-Desbois et Badier, dans leur dictionnaire de noblesse, le comté de Guînes fut l'un des premiers grands comtés qui devinrent héréditaires sous les Carolingiens. 

C'est l'antique blason des seigneurs de Guînes qui a été relevé par la commune au XIXe siècle. 

"Il est vairé d'or et d'azur, au chef d'azur à trois fleurs de lys d'or"

 

 

Il semble bien que, dès le VIIe siècle, le territoire fit partie du comté de Flandre qui englobait tout le pays compris entre la Somme et l'Escaut. Vers 663, Walbert, comte d'Arques, remit entre les mains de saint Bertin, apôtre de la région de Saint-Omer et fondateur de l'abbaye qui porte son nom, toutes les terres qu'il possédait à Guînes ; mais la première mention officielle, si l'on peut dire, du nom de Gisna, Guînes, ne se trouve qu'en 807 dans un acte de donation daté du 11 octobre de la même année, par lequel une dame nommée Lebtrude transmet aux moines de la célèbre abbaye audomaroise les propriétés qu'elle détient sur les bords de Ghisnervlet, rivière de Guînes, en un lieu-dit Wasconingawalla, mot dans lequel il est facile de reconnaître le nom actuel de la Walle.

 

Au XIe siècle, le territoire et la ville de Guînes eurent terriblement à souffrir des guerres qui opposèrent le roi de France Philippe Auguste et le comte de Flandre et furent plusieurs fois envahis par les troupes royales ainsi que celles de Renaud de Dammartin, comté de Boulogne. En dépit de ces catastrophes, Arnould II de Guînes eut pourtant en 1214 la consolation de participer, aux côtés de Philippe Auguste, dont il était devenu le vassal, à la victoire de Bouvines. Arnould III, douzième comte de Guînes, fait prisonnier à la bataille de Walkeren (Hollande) le 12 juillet 1253, dut, pour se racheter, vendre son comté au roi de France, en 1285.

 

Dix ans plus tard cependant, en 1295, Philippe le Bel en rendit une partie à Jeanne de Guînes, petite-fille d'Arnould III, épouse de Jean de Brienne, comte d'Eu qui prit alors le titre de comte d'Eu et de Guînes. Le 19 novembre 1350, Raoul II de Brienne, 15e et dernier comte de Guînes, connétable de France, accusé de trahison après la prise de Caen par les Anglais, fut décapité à Paris, dans l'hôtel de Nesle, sur l'ordre de Jean Ier le Bon qui donna le comté d'Eu à Jean d'Artois et rattacha le comté de Guînes au domaine royal.

 

Trois ans après la prise de Calais, le 22 janvier 1351, le château de Guînes fut livré par trahison aux Anglais, et en 1360, le traité de Brétigny abandonna complètement au roi d'Angleterre la ville et son comté.